Phonorama, le site dédié au phonographe et à ses inventeurs.

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De nombreux créateurs français [Page 1/3]



 

Michel Werner a conçu ce phonographe simplifié,  dont le brevet n° 247.854 a été déposé le 1° juin 1895. Sa construction a été confiée à l'Ingénieur-constructeur Alphonse Darras. Moins couteux que les phonographes Edison, cet appareil à entrainement manuel possède un mandrin mobile et un reproducteur fixe.



 
 

Vue arrière du phonographe de Werner faisant apparaitre le système d'entrainement par une manivelle, le tiroir à accessoires et la rampe permettant de connecter 5  tubes acoustiques munis d'écoutoirs auriculaires.

 
 

L'horloger qui a construit ce phonographe s'est inspiré des premiers Graphophones. La base porte le monogramme PB et la date de 1888. Le mécanisme est entraîné par un moteur extérieur, un mandrin fixé entre deux pointes reçoit le petit cylindre en cire de 38 mm de diamètre.

 
 
 


En décembre 1897, Lucien Vives faisait paraître des publicités pour Le Colibri dans Le journal d'Annonay. Créateur des phonographes Le Samson et La Sirène, cet artiste, qui fût le gérant de la Société française de Phonographes La Fauvette et inventeur à ses heures, a vraisemblablement conçu ce phonographe,  l'un des plus petits construits en France.
Le Colibri était fabriqué par la Manufacture Française d'Appareils de Précision, Rue de Belleville à Paris.
 


 
 

Cette seconde version du Colibri, plus tardive que la précédente, s'en différencie par son pavillon à collerette en aluminium et son coffret rappelant celui du Lioret n° 2.

 
 

Entre 1897 et 1902, le Colibri a été présenté avec quatre pavillons différents. Au petit pavillon conique en tôle ont fait suite des pavillons en aluminium : droit à collerette dans un premier temps, puis un second, plus petit, fabriqué en deux parties serties, comme sur cette photo. Enfin, les derniers exemplaires commercialisés étaient pourvus d'un pavillon flottant articulé sur une tige, à l'image de celui des Pathé n° 0.

 
 
 

Ce phonographe porte la date de 1900 et la marque de E. Bouquette, constructeur parisien d'appareils scientifiques, à qui l'on doit aussi un tinfoil en laiton.

 
 
 

Plaque du phonographe Bouquette. Les ateliers de ce constructeur étaient situés au 9 Rue Rollin dans le 5° arrondissement.

 
 
 

Une vue rapprochée du phonographe montre des détails de construction rappelant ceux d'un microscope.

 
 
 

 

Ce phonographe pour cylindres Stentor est probablement Le Géant, créé pour l'Exposition Universelle et annoncé dans l'Annuaire du commerce Didot-Bottin de 1900. Construit par Louis Lamazière, il s'inspire de toute évidence de l'Edison Concert, il dispose toutefois d'un moteur très original qui ne doit rien à ses concurrents. Il est équipé d'un reproducteur Bettini pour Graphophone et d'un pavillon en aluminium pour reproducteurs Bettini de 35 cm de diamètre suspendu à une potence.

 

 

Le reproducteur et le pavillon Bettini identiques à ceux du phonographe automatique à 12 cylindres de Louis Lamazière (Brevet n° 284.784 du 10 janvier 1899) sont fixés sur un téton fendu. Il est possible de substituer à cet ensemble une tête et un pavillon en aluminium. A cet effet, un accessoire se fixant sur le téton permet d'utiliser un tube portant d'un côté la tête et de l'autre, le pavillon. C'est ainsi qu'Henri Lioret avait équipé son Eclatant.

 

 

Le puissant moteur se distingue des autres productions par sa structure en deux parties : les ressorts se situent à droite, les engrenages à gauche. Entre les deux, deux disques de laiton non solidaires entre eux, assurent la transmission du mouvement de rotation. On note aussi que le régulateur est disposé verticalement. Grâce à ces dispositifs Le Géant est probablement le plus silencieux des appareils à cylindres.

 




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  A voir aussi :

  Un Ediphone en 1897 ? Non, il ne s'agit pas d'une erreur !
Dans l'extrait du catalogue des frères Werner, après les classiques appareils Class M, Home et Graphophone Type N, un nouveau phonographe attire l'attention. Il s'agit de l'Ediphonecombinaison du Phonographe et du Graphophone, proposé au prix de 200 francs, c'est à dire 50 Francs moins cher que les phonographes américains.
 
  Michel et Eugène Werner, journalistes Austro-Hongrois immigrés à Paris furent des hommes d'affaires avisés et des inventeurs prolifiques. Après 1893, les deux frères déposent des brevets concernant successivement des machines à écrire, des phonographes, des appareils cinématographiques  puis des engins motorisés (on leur doit l'invention de  la Motocyclette).
Dans le domaine du phonographe, ils ont  distribué les premiers appareils d'Edison et commercialisé de nombreux modèles, notamment le phonographe simplifié construit par Alphonse Darras. En 1899, les ventes déclinent, ils vont se consacrer à la production de véhicules et c'est leur principal concurrent, Pathé Frères, qui va les remplacer dans le magasin du 85, rue de Richelieu, qu'ils occupaient depuis 1894.
 
 


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