Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

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Pages d'essais

A voir aussi
  • Le Mécanisme d'un Merveilleux dans un distributeur de cigarettes
 

Henri Lioret a construit des plusieurs appareils divers dérivés du Merveilleux.  L'un des plus remarquables  est un distriibuteur de cigarettes conservé au Musée national de Prague (Národní Muzeum). Il prend la forme d'un orgue comportant un mécanisme musical à peigne et un mécanisme de Merveilleux.
L'ouverture des portes fait apparaitre les cigarettes e
t un grattoir pour allumettes alors que se déclenche automatiquement, soit le mécanisme à musque , soit le phonographe.
Il s'agit d'un objet unique, vraisemblablement une commande spéciale aux ateliers Lioret.

 


A voir aussi
  • L'ingénieur mécanicien Edme Hardy, centralien (Ecole   Centrale des arts et Manufactures), rappelle dans cette publicité de 1879 qu'il a obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1878 et qu'il est le constructeur des phonographes Edison

  • Le phonographe Hardy à mouvement d'horlogerie

 

Après avoir construit le phonographe Edison qui sera présenté à l' Exposition Universelle débutant le 1° mai 1878, Edme Hardy a aussi conçu un phonographe à mouvement d'horlogerie, sorti de ses ateliers quellques jours auparavant.
Il faut dire que le premier phonographe destiné aux démonstrations, aux cabinets de physique ou aux amateurs, présentait quelques imperfections. Selon son plus célèbre détracteur, le Docteur Bouillaud, il parlait d'une voix de Polichinelle. Avec ce nouveau mécanisme à poids assurant un mouvement uniforme, les paroles étaient répétées telles qu'elles avaient été enregistrées,  la tonalité mieux respectée.
Dès le 27 mai 1878, le journaliste Pierre Giffard, directeur des Auditions du phonographe de la Salle des conférences du boulevard des Capucines, adoptait cet appareil pour ses démonstrations.
En 1885, la maison parisienne Duplay, qui avait pris la succession de Hardy, vendait toujours son phonographe à poids de construction très soignée.
Il subsiste un exemplaire complet de ce grand tinfoil de précision dans les collections du Musée des Arts et Métiers où il est entré en 1881.


 

 

  • Le phonographe de Hardy : capricieux, quinteux et mal embouché ?

 

Pierre Giffard, directeur des Théâtre du phonographes poursuivait en novembre 1878 les exhibitions dans la Salle Cellarius neveu ou au Théâtre de l'Ambigu, assisté par son fidèle collaborateur,  M. Maurel, chargé des conférences.
Dans sa parution du 12 février 1880, Le droit, journal des tribunaux, publiait un compte-rendu d'audience, dont voici des extraits :

M. Maurel avait commandé à M. Hardy un phonographe des plus raffinés. Un simple mouvement d’horlogerie habilement adapté mettait la machine en belle humeur. On presse un bouton et les paroles ruissellent. Plus de manivelle, plus de manœuvres longues et fatigantes; plus de ressemblance compromettante avec le moulin à café et l’orgue de Barbarie !
…. le phonographe, contrairement à ses habitudes, refuse le service. Il est capricieux, quinteux, mal embouché. Tantôt il bredouille, et tantôt il s’arrête au milieu de ses phrases; il est incohérent et M. Maurel en a conçu une vive irritation contre son fournisseur.
Me Millot, avoué de M. Maurel, est venu devant le président soutenir qu’il manquait au mouvement d’horlogerie un cylindre indispensable; il demanda la nomination d’un expert.
Me Laden, au nom de M. Hardy, a prétendu que la machine était construite conformément aux règles de l’art, et munie de toutes ses pièces.

Il est regrettable que le journal n'ait pas publié l'issue de la plainte.