Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres
Phonographes américains


 

Comme le prototype de sa poupée parlante, le Class M fut présenté par Edison à l'Exposition Universelle de Paris en 1889. Une pile de Grenet fournit l'énergie au lourd moteur électrique.


 
 

Le régulateur de vitesse vertical à deux boules est l'un des éléments caractéristiques du Class M à moteur électrique.

 

 

Le Standard modèle A est l'un des phonographes produits en grandes séries par les usines Edison à partir de 1897.

 
 
 

Ce Standard modèle A est doté d'un système Polyphone à double reproducteur de type Automatic dont les saphirs sont reliés.

 
 
 

L'Echophone (1896) est une création de l'américain Edward H. Amet. Il comporte un tube en verre faisant office de bras acoustique et de saphir.

 
 

Le bras en verre et les tubes acoustiques de l'Echophone se fixent sur un curieux résonateur en bois.

 
 
 

Un Edison Spring Motor (1899), équipé d'un reproducteur Bettini et de son pavillon. Sa caisse en acajou, décorée de fleurs et disposant d'un tiroir latéral pour le rangement des accessoires, est caractéristique des appareils vendus par la maison Laurent et Salomon.

 
 
 

Graphophone type K (1895) équipé d'une rampe pour écoutoirs. Grâce à un mandrin amovible et à un changement de vitesse de déplacement du reproducteur, il permet de jouer les cylindres de format standard ou les Bell & Tainter en ozocérite d'une longueur de 6 pouces.
Le type K est ici pourvu de l'un des premiers reproducteurs en gutta-percha (Black Cowl, #0 dans la classification de Howard Hazelcorn).

 
 

Conçu par l'ingénieur Thomas MacDonald pour la Columbia, le Graphophone Type G, communément nommé Baby-Grand, a été commercialisé en 1894. Il fût le premier phonographe destiné au public pour son divertissement à domicile, devançant ainsi de deux ans l'Edison Spring Motor prévu pour le même usage.
Son prix élevé de 75 dollars en faisait un appareil couteux, de ce fait sa diffusion n'atteint pas quatre cents exemplaires, il n'en est répertorié à ce jour qu'une dizaine.


Vue de la partie supérieure du Baby-Grand, avec son mandrin amovible en aluminium et son reproducteur en gutta-percha (Reproducteur #1) qui présente la particularité de se déplacer de droite à gauche pour lire les cylindres.
La Columbia a produit deux versions de ce Graphophone, la première étant caractérisée par une porte basculante permettant d'accéder au moteur. Ce Baby-Grand de la seconde version joue à la fois les cylindres Bell & Tainter en ozocérite de 6 pouces de long et les cylindres standard de 4 pouces en cire.

 
 

Le Graphophone N, conçu par Thomas Macdonald, était vendu 275 Francs à Paris par les frères Werner en 1895. La Columbia en a construit 6000 exemplaires.

 
 



A voir aussi
 
  • L'Edison Class M modifié en usine par Pathé pour le transformer en 1903 en  Modèle Concert avec système Vérité
 
  • L'Edison électrique Classe M, dans le catalogue des machines et moteurs Cadiot en 1898.
 
  • Une photographie d'une famille réunie pour écouter de la musique sur un  phonographe de Greenhill, dérivé de l'Edison Class M.
 
  • Un Ediphone en 1897 ? Non, il ne s'agit pas d'une erreur !
    Dans l'extrait du catalogue des frères Werner, après les classiques appareils Class M, Home et Graphophone Type N, un nouveau phonographe attire l'attention. Il s'agit de l'Ediphonecombinaison du Phonographe et du Graphophone, proposé au prix de 200 francs, c'est à dire 50 Francs moins cher que les autres productions américaines. Il s'agit d'un phonographe construit en 1896 par la Chicago Ediphone Works qui n'avait aucun rapport avec Edison. L'Ediphone est équipé d'un moteur Amet à deux ressorts, muni d'un régulateur de vitesse à 3 boules. Il utilise un reproducteur Edison de type Automatic.
 
  • Une page des Annales de la propriété industrielle, artistique et littéraire (1896). Un article y relate les déboires du sieur Vifquain confronté à la Compagnie française Edison et évoque  la déchéance des brevets Edison prononcée par un jugement du 4 juillet 1895. Il permet notamment de comprendre comment des commerçants ou des constructeurs français - à l'image des frères Werner, de Charles Pathé ou d'Henri Lioret - ont pu commercialiser et construire des phonographes à partir de 1895 sans être inquiétés par Edison.
    Le 20 mars 1895, le Tribunal Civil de la Seine avait rendu un jugement favorable à la maison Werner lors du procès en contrefaçon intenté par la Compagnie United  : Prenant en considération le fait que M. Werner vend les phonographes authentiques venant directement de la fabrique de M. Edison et que la Compagnie United, par son inaction, a perdu tous ses droits, le Tribunal a donné raison à M. Werner en condamnant la Compagnie United aux dépens.
    Peu après, la maison Werner, devenue Agent principal d'Edison pour l'Europe, rappellera avec insistance dans sa publicité pour le phonographe Edison
    qu'elle est la seule maison en Europe ayant le droit incontestable de vendre les véritables phonographes.