Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres
Des créateurs français innovants [Page 2/2]



 

Le puissant moteur se distingue des autres productions par sa structure en deux parties : les ressorts se situent à droite, les engrenages à gauche. Entre les deux, deux disques de laiton non solidaires entre eux, assurent la transmission du mouvement de rotation. On note aussi que le régulateur est disposé verticalement. Grâce à ces dispositifs Le Géant est probablement le plus silencieux des appareils à cylindres.

 

 

Le Réal, original par sa conception, se distingue de ses concurrents français (1903). Il ne joue que les cylindres au format Stentor.

 
 
 


L'originalité du Réal tient à son système d'entraînement du chariot portant le pavillon et le reproducteur. Une roue assure cette fonction grâce à une vis sans fin taillée sur sa tranche (Brevet n° 329.626 du 23 février 1903 de la Société Française des Phonographes Réal de Levallois-Perret).
 

 
 


Ce phonographe commercialisé par la maison Laurent & Salomon présente l'originalité de réunir trois autres noms de personnalités marquantes de l'industrie phonographique : sa partie supérieure est celle d'un Edison Spring Motor, son moteur a été construit par Louis Lamazière, le système acoustique est constitué par un micro-reproducteur et un pavillon Bettini.




L'appareil a été personnalisé par les établissements parisiens Laurent & Salomon qui l'ont habillé d'une caisse en acajou massif dotée d'un tiroir pour les accessoires et de poignées en laiton doré. On remarque le bâti orné de petites fleurs. Cette décoration était réalisée sur commande, le plus souvent pour personnaliser un phonographe offert en cadeau de mariage.
 



Pages 1 | 2



A voir aussi
  • Lucien Vivès, un acteur notable dans l'industrie phonographique
    En décembre 1897, Lucien-Etienne Vivès, un artiste lyrique plus connu sous son nom de scène De Clauzens,  faisait paraître une publicité pour le phonographe le Colibri  dans Le journal d'Annonay. Créateur des phonographes Le Samson et de La Sirène, cet artiste, inventeur à ses heures et gérant de la Société Française de Phonographes La Fauvette, f
    ût par la suite le créateur du timbre de l'édition phonographique que l'on retrouve encore sur les boites de cylindres.
    Ce cylindre au format Céleste (Romance de Mignon d'Ambroise Thomas) a été enregistré par Lucien Vivès pour son  phonographe géant Le Samson. Il en est aussi l'interprète, l'étiquette porte son nom d'artiste De Clauzens, des Concerts Lamoureux.
    Lucien Vivès a vraisemblablement conçu  le Colibri, construit par la Manufacture Française d'Appareils de Précision. Entre 1897 et 1902, ce phonographe a été présenté avec quatre pavillons différents. Au petit pavillon conique en tôle ont fait suite des pavillons en aluminium : droit à collerette dans un premier temps, puis un second, plus petit, fabriqué en deux parties serties. Enfin, les derniers exemplaires commercialisés étaient pourvus d'un pavillon flottant articulé sur une tige, à l'image de celui des Pathé n° 0. Le Colibri a été rebaptisé l’Auditophone par la maison Clément et Gilmer, renommée pour ses appareils de projection lumineuse.
 
  • Qui est Jean-François Rummel ?
    On lui doit notamment le Cydigraphe, un phonographe mixte conçu par Henri-François Rummel qui en a déposé le brevet n° 3999.622 le 18 février 1909. La marque Cydigraphe a été déposée le 29 décembre 1908, de même que les marques Cydiphone, Cyldigraphe et Cydiphone. Le phonographe est doté d'un reproducteur similaire à celui des Graphophones BE, BF ou BG. Il présente la particularité d'utiliser un mandrin pour cylindres de 6 pouces. Les détails de fabrication révèlent l'origine suisse du mécanisme. Le Cydigraphe est en effet dérivé du modèle Minerva de la firme Thorens à Sainte Croix. On relève d'ailleurs que Hermann Thorens avait déposé en Suisse un brevet décrivant un phonographe similaire au Cydigraphe (n° 36576 du 26 mars 1906).
    Cet article relevé dans Le Cinéma, Revue des Intérêts du Cinématographe et du Phonographe du 20 décembre 1907, nous donne quelques éléments sur la vie de cet inventeur éclectique.
    Henri-François Rummel est l'auteur de multiples inventions relatives au phonographe - il a été employé à dès l'âge de seize ans de la Compagnie Edison - ou à d'autres domaines aussi variés que ceux des phares, des aéroplanes ou de la reproduction des tableaux peints à l'huile. En France et à l'étranger il a déposé 15 brevets entre 1908 et 1935.
 
  • Les déroutantes inventions de François-Emile Grimaud 
    Co-inventeur avec Henri Maucarré du Grimophone ou Table chantante, François-Emile Grimaud a déposé plusieurs brevets dans le domaine du phonographe, mais également dans celui du cinématographe et de la mécanique automobile. Notons qu'avant 1911, il a publié seul, en Grande Bretagne, plusieurs brevets sur la même table parfois nommée Grimophone ou Table chantante.
    L'une de ses plus invraisemblables inventions, plus lucrative que les précédentes, consistera en l'organisation a grande échelle d'une escroquerie financière. Depuis 1925 et jusqu'a 70 ans ans, l'inventeur va ainsi défrayer régulièrement la chronique judiciaire dans les quotidien parisiens, comme dans cet article paru dans Le Journal du 2 mai 1931.
 
  • Le Parisia de Charles Gros
    Quasi-homonyme de l'inventeur français du phonographe, Charles Gros,  fabricant de sautoirs et de chaînes de montres, se devait de s'intéresser au phonographe. C'est ainsi qu'en 1902, il construit Le Populaire et Le Parisia, deux appareils bon marché.
    Le Populaire est un phonographe de type Puck. Plus original,  Le Parisia, rappelle toutefois Le Colibri, fabriqué avant 1900 dans les ateliers de la Manufacture Française d'Appareils de Précision. Charles Gros publie des articles et des publicités dans l'Almanach de l'horlogerie et de la bijouterie et la revue Lecture pour tous
    en vue d'assurer la promotion de sa production incluant ses propres phonogrammes nommés  «Meilleurs».