Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

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Phonographes Pathé



 

Le Céleste est le plus luxueux des phonographes à cylindres du catalogue Pathé. Conçu par l'ingénieur Frédéric Labrely, il est le plus grand et le plus luxueux des phonographes à cylindres de la gamme de Pathé (1900).

 
 

Le mandrin peut recevoir soit des cylindres Céleste, soit des cylindres Stentor. Une commande permet de sélectionner le type de cylindre souhaité.
Les cylindres Céleste pour ce phonographe sont  gravés sur cire claire à raison de 50 TPI, pour une durée d'audition de 2mn 30s à 160 tours/mn.

 

Cet Edison Class M a été modifié en usine par Pathé pour le transformer en modèle Concert. La partie mécanique supérieure d'origine a été  remplacée par celle de son Stentor de 1903. Le phonographe dispose de même du grand système Vérité permettant l'utilisation d'un pavillon flottant et d'un mandrin Concert amovible.
N'étant pas en mesure produire intégralement son propre phonographe à moteur électrique, du moins pour un prix de fabrication concurrentiel, la firme de Chatou eut recours à  cette adaptation afin de proposer à ses clients cette version électrique du Stentor.



Le Stentor à moteur électrique, particulièrement lourd en raison de son moteur se loge dans une boite en chêne à poignées latérales, spécialement conçue pour son transport.
Comme celui des autres Edison similaires, son moteur électrique nécessitait une batterie de 2,5 Volts délivrant un courant de 2 Ampères. L'alimentation par une pile de Grenet, peu maniable et dangereuse pour le public n'a été utilisée qu'en laboratoire et pour premières démonstrations en 1888 et 1889.
 



 

A l'origine, l'éventail automatique était un ventilateur de salon pourvu de plumes d'autruche, brièvement commercialisé par Pathé en 1901.
Un moteur silencieux permettait au ventilateur de rester en mouvement durant 40 minutes sans être remonté.
Contrairement aux attentes de Pathé qui cherchait alors à se  diversifier en proposant des moteurs et des ventilateurs électriques, l'appareil n'obtint pas le succès escompté.

 

A la suite de son échec commercial, la firme de Chatou va  transformer l'éventail automatique en phonographe à cylindres : sur la partie supérieure, le mandrin et le support de pavillon d'un Pathé N° 0 vont ainsi remplacer le ventilateur à plumes d'autruches.
La conversion de l'éventail automatique en phonographe à cylindres permit d'écouler une partie du stock des invendus.



 

Le Gaulois à pavillon de cristal irisé se différencie des autres modèles par son habillage en bois peint en vert olive et orné de pieds dorés (1900).
La durée de production de ce modèle, remplacé rapidement par un autre modèle tout en métal, sera de courte durée.
Comme la plupart des petits phonographes Pathé, le Gaulois a été fabriqué par la société Japy dans son usine de Beaucourt dans le Territoire de Belfort.

 




A voir aussi
  • une vidéo montrant l'éventail automatique en fonctionnement :

 
  • Une photographie prise en 1904 dans une famille possédant un éventail automatique transformé en phonographe
 
 
  • Le Céleste de 1903 : dans le catalogue Pathé de janvier 1903 apparaît un nouveau modèle du Céleste. Grâce à une fabrication de moindre qualité, le prix initial de 1000 Francs a été réduit de 40 %. Il faudra attendre septembre 1904 pour que Pathé annonce pour ce phonographe les nouveaux cylindres moulés en cire noire d'une durée de 5 minutes à 160 tours/mn (densité d'enregistrement de 100 TPI). Pathé London propose ce même modèle avec sytème Vérité (dit Orphéus en Grande Bretagne).
 
  • Sur cette carte postale, on distingue le nouveau Céleste équipé d'un pavillon cristal sur le stand des Phonographes Pathé lors de l'exposition de Hanoï en 1903.