Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

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Diaphragmes et saphirs



Un reproducteur innovant

Reproducteur breveté, portant la marque de Louis Castan à Saint-Affrique (Aveyron), doté d'un saphir s'appuyant sur un diaphragme en bois des îles en de multiples points. Chacun d'eux correspond aux pattes de quatre araignées. Au sujet de ce reproducteur, La Nature du 14 juillet 1900 mentionne ".. non seulement on a eu recours à une disposition fort ingénieuses des griffes et des points d'attache, mais encore le diaphragme Castan possède une membrane, faite de bois des îles, ayant subi une préparation qui la met à l'abri des influences climatiques.."


Les diaphragmes

  • Les dimensions indiquées dans les légendes sont celles du diamètre du diaphragme en mm
 
  • Sauf indication contraire, les diaphragmes sont constitués d'une disque de verre, dont l'épaisseur est généralement de 0,3 mm
 
  • Cet article publié dans l'unique numéro du bulletin de l'association Les Amis de Charles Cros et de l'Histoire de la Machine Parlante en mai 1978. Bernard Viart y traite avec originalité des reproducteurs français, vous ne regretterez pas d'y avoir consacré quelques minutes.
 
 
  • Le diamètre du diaphragme en verre  des principaux reproducteurs français, décrit en 1902 dans le catalogue de la maison Guy Humphrey, grossiste en pièces détachées pour phonographes.
 
Article n° Diamètre (mm)  Diaphragmes
318 33 Enregistreurs Columbia
319 40  Ancien Coq, Polyglotte,Troubadour
320 44 - 44 ½ – 45  Coq, Polyglotte-Inter, Herkulex, Mousquetaire
321 46 ½ – 48,50  Koh-I-Noor
322 54 – 55  Rex,Troubadour N° 2, Lamazière, Dutreih
323 56  Etoile,Troubadour N° 3, Saphir-Disque
324 59 – 60  Orphée
325 66  Gladiator, Troubadour N° 4, Le Sonore
 

Les capsules et les saphirs


Une paire de saphirs

Ces saphirs, le reproducteur et l'enregistreur,  montés sur une rondelle moletée, étaient
prévus pour être vissés sur une tête mobile. Une rotation de 180° de cette pièce permettait de présenter l'un ou l'autre sur le cylindre, selon que l'on souhaitait l'écouter ou l'enregistrer.
La paire de saphirs a été trouvée dans le tiroir d'un phonographe simplifié de Werner, ce qui laisse supposer une utilisation sur un accessoire ou une tête spécifique pour cet appareil construit par Alphonse Darras.


  • Les formes de capsules dans le catalogue Guy Humphrey de 1912
 
Araignée Zig-Zag Porte-saphir enregistreur
Capsule bon marché Capsule vissée Chapeau chinois
 
  • Les saphirs d'origine disposent d'une boule d'un diamètre de 0,8 à 0,4 millimètres selon le format et la marque du cylindre

 
  • Les burins graveurs

    Dans la pratique de l’enregistrement des cylindres en cire, la forme du burin enregistreur s’avère primordiale; elle doit en effet  répondre à plusieurs impératifs techniques. Globalement, il est essentiel que le burin soit tranchant pour couper la cire en creux et bosses selon un sillon continu. Il ne doit pas arracher des copeaux irréguliers ou s’enfoncer dans la cire alors que le signal sonore ne le justifie pas. En outre, la forme générale du sillon creusé doit permettre l’utilisation d’un saphir reproducteur sphérique qui suivra fidèlement toutes les parties de l'enregistrement matérialisant les tons fondamentaux et les principaux harmoniques.

    Burins enregistreurs Edison et Bettini

    Thomas Edison fût le premier a étudier cette problématique et à y apporter des solutions dans ses brevets n°  430.278 du 17 juin 1890 et n° 652.457 du 26 juin 1900.  Ses expériences ont démontré la supériorité du burin enregistreur constitué par un cylindre en saphir dont l’extrémité comporte une cuvette produisant un tranchant circulaire à la périphérie de cette dépression.
    Ce type de burin a été adopté par la plupart des constructeurs américains. En France, Pathé a  utilisé des burins cylindriques tranchés à la perpendiculaire ou avec un angle d'incidence, faciles à fabriquer mais présentant parfois l’inconvénient d’accrocher la cire à la manière d'un tour qui « broute ».

 
  • C'est naturellement en Suisse pays de l'horlogerie qu'étaient fabriqués la plupart des saphirs utilisé dans la construction des reproducteurs. La fabrique de pierres fines Fritz Lüthy-Raz & Co, fondée en 1906, fût jusqu'en 1928 l'un des principaux fournisseurs de saphirs pour l'industrie phonographique, tant en Europe qu'en Amérique.