Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

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L'hégémonie de Pathé Frères [Page 2/3]


 

Cet en-tête de facture Pathé de 1903, ornée d'une gravure montrant les usines de Chatou, mentionne le Grand Prix obtenu à l'Exposition Universelle de 1900.

 
 
 

Vue de l'usine des phonographes Pathé à Chatou (Le phonographe, son passé, son présent, son avenir par Emile Gautier, Paris, 1905).

 
 
 

Carte postale montrant l'entrée principale de l'usine de phonographes de Chatou (Vers 1905).

 
 


De la Machine Parlante au Pathéphone
(Vers 1913).

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C'est à son frère Emile que Charles Pathé, totalement investi dans la production de films, confie la gestion de la division phonographes de leur nouvelle société en 1896. Sur cette photographie prise en 1901, Emile Pathé, au centre derrière la table, est entouré d'un grand nombre d'artistes et de techniciens de la société. Parmi les artistes figurent quelques célébrités enregistrant pour Pathé. On distingue notamment Aumonier (second au premier rang), Vaguet (troisième rang, quatrième à partir de la droite), Lassalle (à la gauche d'Emile Pathé) ou Mme Rollini (second rang, troisième à partir de la droite). Orgueil de Pathé Frères, le Céleste, son plus luxueux phonographe a naturellement trouvé place au premier plan.

 

 

Un agrandissement de la photographie précédente révèle les détails du Céleste, ici équipé d'un grand pavillon en aluminium de 40 cm de diamètre.

 
 

Le phonographe enregistreur des Archives de la Parole (aujourd'hui Collection Charles Cros de la Bibliothèque nationale) a été offert à l'institution par Emile Pathé qui s'engagea personnellement dans sa création en 1911. Utilisant des cylindres vierges Stentor ou Céleste, il présente la particularité d'être actionné par des poids, dont le mécanisme de remontée loge dans la cage en bois visible à gauche de la photographie. On assiste ici à une séance d'enregistrement durant laquelle un ukrainien parle devant le cornet pour graver dans la cire les dialectes de son pays. Derrière l'enregistreur, se tient le phonéticien Hubert Pernot, élève de l’abbé Rousselot. Il fût l'un des premiers français à avoir enregistré des chants et mélodies populaires sur le terrain grâce au phonographe, notamment en Grèce, sur l'île de Chios.

 

 

L'atelier d'étiquetage et de classement des cylindres enregistrés à Chatou, vers 1905.

 
 
 

Grâce à la maison de vente à crédit Girard et Boitte, une large diffusion à bas prix de phonographes Pathé contribua au succès de la marque.

 
 
 

Action de 100 Francs de la Compagnie Générale de Phonographes, Cinématographes et Appareils de précision émise le 21 Juillet 1905.

 
 

Décembre 1905 : Pathé produit ses premiers disques constitués par une galette de ciment sur laquelle est collée une couche de cire. L'enregistrement a été réalisé par report mécanique à partir des matrices conservées sur cylindre. En raison de l'utilisation de matériaux inappropriés et d'une technique non maitrisée, la cire se craquelait après quelques semaines d'usage. La commercialisation de ces disques «ciment» ne dura que quelques mois. Il nous reste de cette période ces disques certes inutilisables, mais dotés d'une étiquette décorative sur laquelle le coq parade encore près du phonographe à cylindres, emblème de la marque.
La légende veut que Pathé ait utilisé les rebuts de ces disques pour paver l'entrée de l'usine de Chatou.



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