Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres
La vulgarisation du phonographe [Page 2/2]


 

La salle des phonographes de l'éditeur de musique canadien Archambeault à Montréal.

 
 
 

Ticket d'admission à l'une des nombreuses auditions du phonographe proposées au public américain à la fin du 19° siècle. Ces séances contribuaient largement à la popularité de l'invention de Thomas Edison.

 
 

En 1900, la société Schweizer Phonoscope & Automaten-Werke A.G. exploitait à Zurich le Panopticum, l'une des plus populaires attractions européennes. On pouvait y admirer des automates, voir des projections cinématographiques et assister à des auditions phonographiques. Les visiteurs pouvaient enregistrer, puis écouter leur voix sur un phonographe. 


La Maison de la Bonne Presse située Rue Bayard éditait très nombreuses autres publications, lorsqu'elle fût développée sous l'impulsion de Paul Féron-Vrau, amateur de phonographes (il a déposé plusieurs brevets). La Bonne Presse a notamment commercialisé avec succès des petits phonographes comme La boite aux secrets puis l'Idéal, ainsi que des cylindres (affichette de 1898).

 
 

Le phonographe sera popularisé dès son apparition dans des caricatures de presse, ou sur des chromos qui présentent parfois avec clairvoyance son utilisation dans le futur. La réalité a bien dépassé la fiction !
Chromos sur le thème de l'anticipation En l'an 2000 de l'imprimeur Vieillemard.

 
 

Cette lettre publicitaire rappelle le rôle déterminant des firmes qui ont su développer le phonographe et le mettre à la portée d'un grand nombre d'utilisateurs. Avec ses brevets sur les cylindres indestructibles et sa production en masse de cylindres de qualité, la Lambert Company a favorisé le succès du phonographe dans les premières années du 20° siècle (Publicité de la revue britannique Talking Machine News de décembre 1905).

 

Cette enveloppe adressée par Henri Joly à Georges Maleville en date du 29 juillet 1903 confirme les liens commerciaux entre l'inventeur d'appareils cinématographiques et le libraire, libraire et commerçant en phonographes à Libourne. Après avoir collaboré en 1895 avec Charles Pathé pour la construction de sa caméra, après 1900, Henri Joly s'intéressa particulièrement au cinéma sonore. Ses brevets pour un mécanisme de synchronisme entre phonographe et cinématographe seront exploités par lui-même (Le Biophonographe) ou par Georges Mendel (Le Cinémato-Gramo-Théâtre). Dans le domaine du phonographe, Henri Joly a créé un appareil qu'il vendra sous le nom de l'American Mélodieux puis sous le nom Excelsior par l'intermédiaire de Georges Maleville (le premier phonographe comportait un mandrin au format Standard, le second au format Phénix). En 1906, il fût le fondateur de la Société anonyme des Phonographes et Cinématographes Lux.


Action de la Société des Phonographes et Cinématographes Lux émise en 1908. Cette société a été fondée en 1906 par Henri Joly, qui fût un acteur important dans le domaine de la synchronisation du cinématographe et du phonographe. La gravure montre un phonographe Pathé de type ''Le Français''.

 

 

Plusieurs revues de vulgarisation ont assuré la promotion du phonographe. L'une des plus populaires fut La Nature, fondée par le chimiste et aérostier Gaston Tissandier. Depuis l'invention du phonographe, la revue a consacré de nombreux articles au phonographe et à ses progrès. Elle comporte par ailleurs de nombreuses publicités sur ce sujet.

 
 
 

Moins populaires que La Nature, les revues Cosmos Les Mondes, La Science illustrée, La vie scientifique, La Science française et bien d'autres encore ont contribué à la vulgarisation du phonographe en publiant régulièrement des articles qui décrivaient l'invention et rendaient compte de ses applications.

 
 
 

Le grand groupe de presse catholique La Bonne Presse (La Croix, Le Pèlerin), devenu de nos jours Bayard Presse, éditait à partir de 1903 le mensuel Le Fascinateur. Bien qu'essentiellement consacré aux projections lumineuses et à la photographie, Le Fascinateur consacrait d'intéressants articles à l'enregistrement, et naturellement des publicités pour ses phonographes y figuraient.

 
 

Dans le même esprit que la revue Le Fascinateur, sa rivale Ombres et Lumière était éditée depuis 1895 par Elie Mazo en vue d'assurer la promotion de la photographie et des projections. Une place importante était faite à ses phonographes entre 1898 à 1904.

 
 



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  • On ne saurait retracer la vulgarisation du phonographe à cylindre sans évoquer le rôle capital tenu par Emile Berliner dans le développement et le succès du Gramophone utilisant des disques à gravure latérale.
    Charles Cros en avait décrit le principe, mais c'est finalement Emile Berliner qui va adopter la gravure latérale et réaliser son premier Gramophone en 1888. Il confia la construction des premiers appareils à la firme allemande Kämmer, Reinhardt & Co Après de multiples perfectionnements, le disque va progressivement concurrencer le cylindre, pour finalement s'imposer à partir de 1904. Le Gramophne devra son succès à un remarquable catalogue de disques et une publicité soutenue par les plus grands artistes.