Phonorama, le site dédié aux phonographes à cylindres

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Phonographes Lioret [Page 3/3]


En fin d'année 1898, Henri Lioret va doter ses modèles n° 2 d'un nouveau pavillon en aluminium d'une longueur de 41 cm, disposé sur un support à arc et reposant sur une base en acajou.
Ces phonographes de transition disposent encore du régulateur à ailettes et du reproducteur en laiton nickelé, ils ne jouent que les cylindres n° 2 ou les n° 3.

 




Durant la même période, le constructeur équipa certains modèles n° 2 d'un petit pavillon en aluminium long de 31 cm, mesurant donc 10 cm de moins que le précédent, ce qui justifia une disposition particulière du support à arc sur la planche en acajou.
Lioret utilisa ce type de pavillon dans la construction des 300 Lioretgraph automatiques qu'il exploita avec succès lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1900. Sur ces appareils, la caisse vitrée abritant le mécanisme imposait l'utilisation d'un pavillon de dimension réduite.


 

 

 


Lioretgraph n° 2
(1899). Ce modèle dispose des nouveaux accessoires en aluminium : mandrin, grand pavillon et reproducteur particulièrement adaptés à la lecture des cylindres Eurêka d'une durée de 4 minutes.
 

 
 
 


Cette dernière version du Lioretgraph n° 3 à poids de 1900, ne fonctionne qu'avec des cylindres Eurêka de 4 minutes.
 

 
 

L'Eurêka à ressort, doté d'un grand volant d'iniertie en laiton et du système acoustique Lioret constitué du pavillon et du reproducteur de type Eurêka en aluminium, est construit sur la base d'un Graphophone Type AT. Il joue des cylindres Eurêka spéciaux, s'ajustant sur le mandrin standard grâce à deux bagues intérieures de diamètre différent leur procurant la conicité nécessaire.
On notera la position du reproducteur, inversée relativement à celle que l'on observe sur le Graphophone  AT. Cette position résulte du sens de l'enregistrement sur les cylindres Lioret en celluloïd; il est en effet opposé  à celui des sillons d'un cylindre en cire.

 
 


Le plus élaboré des phonographes conçus et construits par Henri Lioret, le Lioretgraph Eurêka à poids commercialisé en 1899, bénéficie de matériaux de qualité et des derniers perfectionnements  du constructeur.
Le mécanisme très silencieux en laiton vernis, mis en mouvement par un poids de 8,3 Kg, est doté d'un régulateur à boules avec commande précise du réglage de la vitesse, d'un dispositif de tension de la courroie et de 4 vis micrométriques pour l'ajustement de son niveau horizontal.
Le pavillon en aluminium brossé et le reproducteur d'un diamètre de 9 cm sont les plus grands de la gamme des Lioretgraph.
 

 
 
 

Singulièrement, le cylindre Eurêka est ici placé au-dessus du mécanisme. La tablette pliable, les 5 pieds ajustables et le pavillon en deux parties ont été conçus pour faciliter le rangement et le transport de l'ensemble.

 
 

Ce grand phonographe pour cylindres Concert figure dans le supplément de mars 1901 au catalogue Lioret de 1900 sous le nom de L'Eclatant. Il s'agit en fait d'un appareil nommé Le Géant lorsqu'il était commercialisé par son constructeur Louis Lamazière. La seule différence entre les deux phonographes réside dans le système acoustique : alors que Le Géant dispose d'un reproducteur et d'un pavillon Système Bettini, l'Eclatant était équipé par Lioret d'un pavillon de 40 cm de diamètre et d'un reproducteur classique, tous deux en aluminium.

 

Cette vue montre l'accessoire permettant de fixer sur le Géant de Louis Lamazière le pavillon et le reproducteur classiques en aluminium à la place du système Bettini. Ainsi transformé, ce phonographe devient l'Eclatant proposé par Henri Lioret.

 

Vendu en 1902 par Henri Lioret, Le Charmeur est identique au Phonographe français ou au Conquéror d' Edouard Cannevel. Il est ici présenté dans sa version retournable qui se différencie par son coffret luxueux en noyer. Il est équipé d'un pavillon en aluminium de 40 cm de diamètre soutenu par une potence et du reproducteur Conquéror, système Cannevel orné d'un lion. Sa conception revient à Paul Hébert et Edouard Cannevel; les deux inventeurs l'ont décrit dans leur brevet n° 302.817 du 6 aout 1900.


 


Le modèle HL
, réalisé sur la base d'un Lioretgraph Modèle A sera le dernier phonographe commercialisé par Henri Lioret (1904).
 

 



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A voir aussi
  • Le phonographe Le Géant construit par Louis Lamazière et commercialisé par Henri Lioret sous le nom de l'Eclatant, sur cette page.
 
  • Henri Lioret présenta un Lioretgraph «monstre» lors de l’exposition L'enfant à travers les âges (Section Industrie et commerce) organisée en 1901 au Petit Palais. Il s’agissait de l’Idéal, commercialisé la même année, présenté par ailleurs comme «le plus grand phonographe du monde».