Phonorama, le site dédié au phonographe et à ses inventeurs.

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Le Théâtre des Bonshommes Guillaume



 

Portait d'Albert Guillaume (1873-1942) par Nadar. Lauréat de la médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1900, Il est l'un des caricaturistes les plus renommés de la Belle Epoque.

 
 
 

Voisine du Phono-Cinéma-Théâtre, une autre attraction de la Rue de Paris connut un franc succès. Le Théâtre des Bonhommes Guillaume présentait un spectacle humoristique et satirique de marionnettes animées. A la demande de son ami Albert Guillaume, le talentueux dessinateur, Henri Lioret avait conçu les phonographes perfectionnés destinés à sonoriser l'attraction.

 
 
 

Couverture du livret de présentation du Théâtre des Bonshommes Guillaume à l'Exposition Universelle de 1900 (Simonis Empis éditeur, 1900).

 
 
 

Ces chromolithographies représentent la frise qui ornait la façade du Théâtre des Bonhommes Guillaume et la salle de 168 fauteuils. Le succès du spectacle est assuré par des personnages cocasses, tels cette drôle de cantatrice dont la poitrine se soulevait pendant que ses paupières frémissaient ou ce pianiste chevelu s'agitant fiévreusement devant son clavier. Les bouches qui s'ouvraient donnaient l'illusion de la parole et du chant, provenant en réalité des phonographes Lioret dissimulés en coulisse.

 
 
 

Le Théâtre des Bonhommes Guillaume, situé dans la Rue de Paris. On peut voir à droite deux visiteurs en discussion. Celui qui porte la barbe n'est autre que le Roi de Belgique, Lépopold II (L'Exposition Universelle - Le Panorama n° 18).

 
 
 

Photographie prise par un visiteur de l'Exposition, montrant l'entrée de l'attraction. La frise de marionnettes caractéristiques du talent d'Albert Guillaume court sur le haut de la façade. Sur la minuscule scène, les marionnettes de 50 cm manœuvrées par un acteur dissimulé sous la scène, dansaient et papotaient. Entre les tableaux, un monte-charge automatique permettait de retirer et de mettre en place les marionnettes sur la scène circulaire.

 
 
 

Programme du Théâtre des Bonshommes Guillaume. Au son du phonographe, six tableaux présentaient des marionnettes sculptées, peintes et habillées par des artistes et articulées de façon à donner l'impression de personnages vivants aux mouvements naturels.

 
 
 

La salle était plutôt exigüe, toutefois ce chromo publicitaire du Chocolat Ibled la dénomme pompeusement intitulée Palais des Bonshommes Guillaume.

 
 
 

Ce cyanotype nous fait découvrir la façade du Théâtre des Bonshommes Guillaume très représentative des constructions Art Nouveau de l'Exposition Universelle de 1900.

 
 



  A voir aussi :

  Un dessin original dédicacé à Henri Lioret par Albert Guillaume : Orphée descendant aux enfers dédaigne sa lyre et lui préfère le phonographe Lioret  
 



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