Phonorama, le site dédié au phonographe et à ses inventeurs.

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Techniques d'enregistrement [Page 1/2]



 

Le premier phonographe Edison permettait bien sur l'enregistrement de la voix. Cette gravure nous montre le tinfoil de la London Stereoscopic Co, actionné par des poids. En raison de la régularité de ce mode d'entraînement, il bénéficiait d'une qualité d'enregistrement supérieure à celle des appareils à main.
Bois gravé coloré de Balcomb J.T. initialement paru dans The Illustrated London News du 3 Août 1878.

 
 


La salle d'enregistrement de la maison Hercules Hermanos à Valence (Espagne) présentée dans son catalogue de 1899. Les deux phonographes enregistreurs, actionnés par un moteur électrique sont disposés derrière le piano, l'artiste prenant place entre le piano et les appareils. Les deux pavillons,  suspendus au plafond par des cordelettes, reposent sur des enregistreurs Bettini. A droite, le banc en bois  supporte le dispositif de duplication des cylindres grâce à un pantographe.
Seuls les rouages d'entrainement des axes sont montrés. Comme c'est habituellement le cas avec ce type de vue, le pantographe n'est pas visible, chaque maison protégeant jalousement sa solution vis à vis des concurrents.
 

 
 


Une séance d'enregistrement dans le Gabinete Fonográfico Puerto y Novella à Valence (Espagne) en 1900.  On distingue quelques éléments du procédé d'enregistrement direct sur cylindre, en particulier le grand pavillon coiffant le piano, les cornets de forme diverses, l'artiste et instruments placés sur une estrade en bois ou la triple prise conduisant à l'Edison Spring Motor enregistreur (Boletín Fonográfico du 20 juin 1900).
 

 


Séance d'enregistrement au Musée de la Parole dans les locaux de la Sorbonne. On voit ici le directeur, M. Pernot, face à un ukrainien chantant devant le cornet de l'appareil enregistreur. Don d'Emile Pathé en 1911, l'appareil à poids utilise des cylindres vierges de type Stentor ou Céleste. Sa tête d'enregistrement spéciale à deux saphirs a été conçue par Henri Lioret. La cage que l'on distingue au fond à gauche facilite la remontée du poids.
 

 
 

L'atelier de moulage des cylindres vierges dans l'usine Edison d'Orange, New-Jersey (Les Inventions nouvelles, 1902).

 
 
 

L'essai des phonogrammes par les employés d'Edison (Orange, New-Jersey). Chez Pathé, cette opération était confiée à des femmes, un numéro de contrôle imprimé sur les boites de cylindres (Les Inventions nouvelles, 1902).

 
 
 

Le rabotage des cylindres Paradis dans les ateliers de Pathé à Chatou. Après 1913, ces cylindres de grande taille étaient utilisés par Pathé pour graver les originaux. Leurs caractéristiques : diamètre 20 cm, longueur 22 cm (comme les cylindres Céleste), autorisaient une durée d'enregistrement pouvant atteindre 5 minutes à 160 tours/mn.

 
 


Cette photographie a été prise le 18 février 1916 lors d'un enregistrement dans le studio Pathé de New York. On y voit deux artistes célèbres, Lina Cavalieri et son mari Lucien Muratore enregistrant le Salut, demeure chaste et pure extrait du Faust de Gounod. La photographie qui montre exceptionnellement le phonographe enregistreur, elle a été reproduite dans plusieurs revues de cette période, tronquée dans sa partie inférieure, Pathé ne souhaitant pas divulguer ses techniques d'enregistrement.
 

 

Un agrandissement de la photographie précédente montre l'appareil enregistreur actionné par des poids, utilisant un grand cylindre destiné à être reproduit par report mécanique à l'aide du poisson. Le format de ce cylindre maître utilisé aux USA, est proche de celui du Céleste.

 
 
 

Mercadier et Maréchal, deux «forçats» de l'enregistrement, chantaient durant de longues journées devant le pavillon du phonographe, ici un Graphophone électrique de type Bell & Tainter (L'Illustration du 19 Août 1899).

 
 
 

M. Hubert Pernot, fondateur avec Emile Pathé des Archives de la Parole en 1912 (devenues en 1927 le Musée de la Parole), étudie les langues et certains patois, grâce à l'enregistreur de voyage. Cet appareil, entrainé par un mécanisme à poids, est doté d'une tête graveuse conçue par Henri Lioret (La Nature du 15 Juillet 1927).

 
 


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