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Phonographes de la Columbia [Page 1/2]




 

Graphophone type K (1895) équipé d'une rampe pour écoutoirs. Grâce à un mandrin amovible et à un changement de vitesse de déplacement du reproducteur, il permet de jouer les cylindres de format standard ou les Bell & Tainter en ozocérite d'une longueur de 6 pouces.

 
 

Conçu par l'ingénieur Thomas MacDonald pour la Columbia, le Graphophone Type G, communément nommé Baby-Grand, a été commercialisé en 1894. Il fût le premier phonographe destiné au public pour son divertissement à domicile, devançant ainsi de deux ans l'Edison Spring Motor prévu pour le même usage.
Son prix élevé de 75 dollars en faisait un appareil couteux, de ce fait sa diffusion n'atteint pas quatre cents exemplaires, il n'en est répertorié à ce jour qu'une dizaine.



Vue de la partie supérieure du Baby-Grand, avec son mandrin amovible en aluminium et son reproducteur en gutta-percha (Reproducteur #1) qui présente la particularité de se déplacer de droite à gauche pour lire les cylindres.
La Columbia a produit deux versions de ce Graphophone, la première étant caractérisée par une porte basculante permettant d'accéder au moteur. Ce Baby-Grand de la seconde version joue à la fois les cylindres Bell & Tainter en ozocérite de 6 pouces de long et les cylindres standard de 4 pouces en cire.

 
 

Ce Graphophone de 1898, portant sur sa plaque le nom de modèle ES, est habituellement désigné ESL (Electric, Slot, Large) aux USA.


 
 

Vendu par Pathé sous la dénomination Graphophone Automatique Grand Meuble avec moteur électrique, le Graphophone ES était le plus cher du catalogue de 1898. Il coûtait 600 Francs, soit 100 francs de plus que l'Edison Class M.

 
 
 

Le Graphophone N, conçu par Thomas Macdonald, était vendu 275 Francs à Paris par les frères Werner en 1895. La Columbia en a construit 6000 exemplaires.

 
 

Le plus populaire des phonographes de la Columbia, Le Graphophone type B, communément nommé Eagle aux USA pouvait être acheté avec une pièce en or de 10 dollars ornée d'un aigle qui lui a donné son nom.
En France, cet appareil a été souvent copié, toutefois, bon nombre de commerçants, à l'image des Grands Magasins du Louvre, vendaient ce modèle dont seul le mécanisme avait été importé en vue de réduire son prix de revient. Il était alors équipé d'un coffret et d'un pavillon inusités en Amérique. C'est le cas de cet exemplaire, doté d'un coffret marqueté, d'un reproducteur Le Polyglotte et d'un cor de chasse en laiton nickelé.


 

Graphophone AS à monnayeur (1898). La plaque émaillée fixée sur le fronton porte le nom du vendeur, E. Gérard, électricien à Bergerac.

 
 
 

Le Graphophone GG a été commercialisé par la Columbia en fin d'année 1898. Créé par Thomas Macdonald, cet imposant phonographe doté de trois puissants ressorts fût le premier phonographe conçu pour jouer les nouveaux cylindres Grand de 5 pouces de diamètre.

 
 
 

Vue de la partie supérieure du Graphophone GG montrant le mandrin et la marque Graphophone Grand en doré sur le capot de protection de la vis sans fin.

 
 
 

Autre création de Thomas Macdonald, le modèle AB (1901), joue les cylindres Standard et Concert, grâce à un système de basculement de l'axe portant le mandrin amovible.

 
 




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  A voir aussi :

  Le Graphophone pour enfants ou  Toy Graphophone aux Etats Unis et son annonce en France dans le catalogue Columbia de 1899  
  En province, la plupart des Graphophones étaient vendus par de petits commerçants, en général des horlogers, à l'image de A. Barrault à Nemours, qui assurait aussi leur réparation et proposait des rouleaux enregistrés et des fournitures.  
 



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Micro-reproducteur Bettini Werner Baby-Grand Graphophone «Type Nf»