Phonorama, le site dédié au phonographe et à ses inventeurs.

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Phonographes Pathé [Page 1/2]



 

Le Céleste est le plus luxueux des phonographes à cylindres du catalogue Pathé. Conçu par l'ingénieur Frédéric Labrely, il est le plus grand des phonographes à cylindres de la gamme de Pathé (1900).



 
 

Le mandrin peut recevoir soit des cylindres Céleste, soit des cylindres Stentor. Une commande permet de sélectionner le type de cylindre souhaité.
Les cylindres Céleste pour ce phonographe sont  gravés sur cire claire à raison de 50 TPI, pour une durée d'audition de 2mn 30s à 160 tours/mn.

 
 

Le Graphophone modèle n° 66 ou modèle Le Français  a été commercialisé en 1900. Il s'apparente en tout point au Graphophone AT de la Columbia, impunément copié par les frères Pathé qui en ont confié la construction à la Manufacture Française des Appareils de Précision comme en témoignent les lettres M.F.A.P. figurant en relief sur la partie moulée du mécanisme. Ce phonographe est équipé du pavillon nickelé n° 140 et du reproducteur Petit Coq.


 

Le Graphophone n° 25 est le premier phonographe construit par Pathé en 1898. Il se caractérise par ses trois pièces en ébonite isolant le mécanisme de sa base et son triple pavillon en aluminium.

 
 

Selon Le Figaro, la première démonstration publique du Stentor a eu lieu au Théâtre des Capucines, le 25 février 1899. Il s'agissait du premier phonographe Pathé jouant les cylindres de même nom.
Ce modèle de 1903, diffère du modèle initial qui était dérivé du Graphophone Grand.

 
 

Vue du grand système Vérité adapté sur le Stentor (1903).

 
Sur ce phonographe hybride, il est aisé de reconnaitre des éléments d'origine Edison et Pathé. La partie inférieure est celle d'un Edison Spring Motor doté du puissant moteur Triton à triple ressort, sur laquelle Pathé a adapté un bâti spécifique permettant de supporter un mandrin pour cylindres Stentor.
Le pont inférieur et le grand dispositif  Vérité apparus sur les phonographes Pathé en 1903, permettent de situer cette adaptation après cette date.


A l'image de l'Edison Spring Motor précédent, ce Class M a été modifié en usine par Pathé pour le transformer en modèle Concert. La partie mécanique supérieure d'origine a été  remplacée par celle de son Stentor de 1903. Le phonographe dispose de même du grand système Vérité permettant l'utilisation d'un pavillon flottant et d'un mandrin Concert amovible.
N'étant pas en mesure produire intégralement son propre phonographe à moteur électrique, du moins pour un prix de fabrication concurrentiel, la firme de Chatou eut recours à  cette adaptation afin de proposer à ses clients cette version électrique du Stentor.

 

Le Stentor à moteur électrique, particulièrement lourd en raison de son moteur se loge dans une boite en chêne à poignées latérales, spécialement conçue pour son transport.

 
 

L'éventail automatique, un ventilateur de salon doté de plumes d'autruche, fut brièvement commercialisé en 1901 (Voir ci-après).
A la suite de son échec commercial, Pathé va  transformer cet appareil en phonographe : sur la partie supérieure, le mandrin et le support de pavillon d'un Pathé N° 0 vont ainsi remplacer l'éventail. L'appareil dispose d'un moteur très silencieux, capable de tourner durant quarante minutes sans être remonté.

 

Le Ménestrel bleu, présenté avec son couvercle, montre ses riches décorations. Il contient un mécanisme de Pathé Le Gaulois.

 
 
 

Le Ménestrel bleu, vendu par la maison de vente à crédit Girard & Cie est doté d'un pavillon en aluminium et d'un reproducteur Rex d'origine Pathé. En 1902, il coûtait 147 Francs avec 25 cylindres.

 
 
 

Dans le catalogue Pathé de 1901, ce phonographe porte le nom de Graphophone Aiglon ou n° 12. Il est ici équipé d'un ensemble acoustique Système Bettini.

 

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  A voir aussi :

  l'éventail automatique :

  • l'éventail automatique commercialisé en 1901 n'obtint pas le succès escompté par Pathé, qui se diversifiait alors en proposant des moteurs et des ventilateurs électriques. La conversion de l'appareil en phonographe à cylindres permit d'écouler une partie du stock des invendus.
  • cette vidéo montre le même éventail en fonctionnement :

  • la publicité de Pathé pour l'éventail automatique (1901)
  • une photographie prise en 1904 dans une famille possédant un éventail automatique transformé en phonographe
  • la troisième vie de l'éventail automatique ressuscité en 1912
 
  le Céleste de 1903 : dans le catalogue Pathé de janvier 1903 apparaît un nouveau modèle du Céleste. Grâce à une fabrication de moindre qualité, le prix initial de 1000 Francs a été réduit de 40 %. Il faudra attendre septembre 1904 pour que Pathé annonce pour ce phonographe les nouveaux cylindres moulés en cire noire d'une durée de 5 minutes à 160 tours/mn (densité d'enregistrement de 100 TPI). Pathé London propose ce même modèle avec sytème Vérité (dit Orphéus en Grande Bretagne).
Sur cette carte postale, on distingue le nouveau Céleste équipé d'un pavillon cristal sur le stand des Phonographes Pathé lors de l'exposition de Hanoï en 1903.
 
 


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